vendredi , 20 octobre 2017
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Les Rogations

Les Rogations

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Un reposoir animé à Xirocourt
dans les années 50 / 60 pour la Fête-Dieu

Cette coutume instituée au Ve siècle par Saint-Mamert est une fête qui se déroulait les lundi, mardi et mercredi avant le jeudi, jour de l’Ascension. Cette tradition paysanne attribuait à chacun de ces trois jours une intention particulière : au lundi les foins, au mardi les céréales et au mercredi la vigne. Naguère très observés dans nos campagnes ces trois jours de procession appelaient sur la terre la bienveillance du Seigneur.

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Un reposoir à Vaudeville
dans les années 30

Au lendemain de la Grande Guerre l’Église réduisit à un seul jour cette solennité.

M. Voinot, en 1992, évoque ces journées :

« Le jour principal des Rogations était le lundi, la quasi unanimité de la population, qui était très pratiquante se rendait à l’église pour cinq heures du matin. Le troisième jour, on fêtait la vigne. Il est vrai qu’à ce moment-là, avant la guerre de 1914 tous les coteaux de Socourt et de Naboncourt étaient entièrement plantés en vigne, malheureusement détruites par le phylloxera.

La procession, le suisse M. Ernest Vautrin en tête, la croix, les servants, le chantre M. Paquotte, le prêtre M. l’abbé Pottier, les femmes et les hommes se mettaient en route. On s’arrêtait à la Croix de Mission où un reposoir avait été installé, on montait la route se Saint Firmin jusqu’à l’Épine, vieil arbre creux de un mètre quarante de diamètre estimé à trois cents ans, puis on bénissait les champs. On passait sur le pont de pierre, on bénissait la fontaine dont il ne reste que les auges, d’ailleurs parfaitement fleuries, puis on bénissait la fontaine près de l’école, on montait le chemin des Ensenges, on bénissait les champs. On remontait la rue de la chapelle, on traversait la route de Nancy, le chemin de Naboncourt, nouvelle bénédiction, on redescendait la rue Claude Beauregard, appelée à ce moment rue Guynemer, on bénissait la fontaine d’Agathe, on descendait le Coignot, passant sur le grand pont, et on allait bénir la fontaine du Faubourg, on remontait la vieille route de Bralleville, on repassait le grand pont, passait sur la Rive et en passant on bénissait la Blagueuse, on repassait sur la route de Jevoncourt, bénissant une pompe sur puits entre les maisons Voiriot et Ququ, on allait jusqu’au cimetière on faisait demi-tour et on bénissait la fontaine au coin de la rue de la mairie et de l’église. Et tout le monde (il en manquait peu) rentrait à l’église pour la messe.»

 

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